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Haut de page Notion de Patrimoine Géologique

Par Jean-Claude Boulliard, Directeur de la collection minéralogique de l'Université Pierre et Marie Curie - Paris VI
Résumé d'une intervention présentée lors d'un colloque en 1999.


I - Introduction
La deuxième moitié de notre siècle a vu l'émergence et le développement de l'écologie. Ce mouvement politique est à la mode et jouit d'un écho très favorable dans les médias. L'histoire de notre siècle nous a cependant appris qu'il faut se méfier des idées à la mode et de ces faux consensus qui résultent de la volonté militante de quelques-uns et de la passivité du plus grand nombre. Ce qui paraît bien fondé à une époque peut se révéler calamiteux plus tard. C'est pourquoi, il nous faut oublier les charmes des idéologies, exercer notre esprit critique, et revenir à ce qui doit être un débat objectif et démocratique.

II - Les premières interrogations
Pour entrer dans le coeur de mon propos je vais revenir sur le terme de patrimoine géologique qui est à la base d'une politique étendue de protection qui voudrait que l'on cesse d'exploiter certaines richesses du sous-sol de notre pays.
Le terme de patrimoine géologique est à la fois correct et dangereux. L'ambiguïté tient à la fois à la notion de patrimoine en elle-même et au sens et à la portée que l'on donne à l'adjectif géologique.
En ce qui concerne le patrimoine, une définition au sens large et non restrictive, peut être la suivante :
"le patrimoine est l'ensemble des biens qu'une personne ou un groupe décide de transmettre aux générations futures".
On voit apparaître dans cette définition la notion de groupe et le fait que le patrimoine des uns peut ne pas être celui des autres. De plus, suivant le groupe, le patrimoine a une extension variée : on peut parler de patrimoine familial, régional, national ou mondial.
L'utilisation de l'adjectif géologique, quant à lui, est doublement ambiguë. La première ambiguïté réside dans le fait qu'il y a systématiquement une confusion entre les sciences de la terre et la géologie. L'autre ambiguïté tient au coté scientifique qu'englobe ce terme. Il laisse à penser qu'il y a toujours des motivations scientifiques.
Pour mettre un peu d'ordre dans la notion de patrimoine géologique il faut reprendre point par point les différentes interrogations qu'elle implique, à savoir : Qu'est-ce qu'un patrimoine géologique ? Qui réclame un patrimoine ? Pourquoi conserver un patrimoine ?
Comment gérer un patrimoine? On pourrait trouver d'autres questions, mais vu le temps qui n'est imparti je vais développer quelques éléments de réflexions sur les questions évoquées.

III - Qu'est-ce qu'un patrimoine géologique ?

III - A - Le patrimoine géologique et les sciences de la terre
La géologie dans son sens premier à pour objet (je cite la définition du petit Larousse) : "l'étude des matériaux composant le globe, de leur nature, de leur situation et des causes qui ont déterminé cette situation". La spécificité de la géologie est la connaissance de l'histoire de la terre. Le géologue s'intéresse surtout aux structures et aux ensembles de terrains en place aussi complets que possible (comme les stratotypes). Son patrimoine sera donc lié à ces structures.
Depuis longtemps d'autres disciplines dépendant initialement de la géologie se sont développées. Elles ont acquis une large indépendance et leur rattachement à la géologie n'a plus de sens. D'ailleurs, on ne parle plus de géologie mais plutôt de sciences de la terre voire de sciences de l'univers. Parmi ces disciplines il y a la paléontologie et la minéralogie. Leur autonomie implique une définition différente du patrimoine pour chacune d'elles. Le patrimoine du paléontologue ou du minéralogiste est moins dépendant des gisements complets en place. Par contre il dépend beaucoup plus des objets récoltés et conservés dans les collections.

III - B- Le patrimoine géologique et la science
Un point important concerne le sens que l'on donne à l'activité scientifique. En effet la science comprend deux pôles : d'une part la culture scientifique et d'autre part la recherche. La culture scientifique est plutôt le domaine de l'enseignant, du pédagogue ou de l'amateur. La recherche est du domaine du scientifique tel que le sens commun l'entend. Son travail est par définition la production de connaissances, il ne s'engage que dans ce qui est susceptible de donner des découvertes. Placer devant un terrain qui peut recéler des découvertes, le paléontologue ou le minéralogiste entreprendra une exploitation.
La seule protection qu'il peut demander est celle qui a pour objet d'assurer l'intégrité du gisement entre deux campagnes de recherches. Il faut pour qu'une telle protection soit justifiée que le gisement soit particulièrement riche car le chercheur n'est ni un mineur ni un carrier, il ne peut pas être continuellement sur le terrain. Il est souvent redevable d'une exploitation intensive industrielle ou d'une exploitation par des prospecteurs professionnels ou amateurs.
Présenter les objets minéraux ou fossiles comme des objets scientifiques est une erreur car, par exemple, le premier tyrannosaure fut un objet scientifique, mais le douzième exemplaire ne l'est plus. C'est un objet culturel ou pédagogique, mais non plus scientifique.

III - C - Le patrimoine actif et le patrimoine passif
Pourquoi alors, l'exploitation des gisements a-t-elle une si mauvaise presse ? L'argument principal, souvent cité, pour justifier une protection est que : "une fois récolté, un objet géologique ne se renouvelle pas". C'est bien sûr vrai, mais c'est aussi insidieux parce que une fois récolté, ce même objet ne disparaît pas forcement. Il peut entrer dans une collection privée ou publique. Cette mise en collection est aussi une mise en patrimoine importante et satisfaisante.
L'histoire des collections montre les taux de perte et de destruction sont faibles. À l'heure actuelle beaucoup de gisements sont épuisés, fermés ou d'accès dangereux et les scientifiques vont chercher leurs échantillons d'étude dans les collections. Les gisements se faisant de plus en plus rares ou les mines fermant, les scientifiques vont de plus en plus chercher le matériel dans les collections existantes. C'est un fait reconnu que tout intéressé à plus de chances de voir quelque chose de valable en visitant une collection qu'en allant sur le terrain. Le scientifique est donc redevable au prospecteur professionnel ou amateur. On voit ici qu'il y a deux termes dans le patrimoine des sciences de la terre. Ils peuvent être désignés comme le patrimoine actif d'une part et le patrimoine passif d'autre part.
Le patrimoine actif désigne les lieux où les objets des sciences de la terre sont accessibles soit au public, soit à un groupe spécialisé. Il s'agit pour l'essentiel des collections publiques et privées ainsi que des gisements faisant l'objet d'une exploitation scientifique ou autre.
Le patrimoine passif désigne les gisements reconnus et devenus inexploitables soit parce qu'ils ont été fermés et comblés soit parce qu'ils sont sous le coup d'une mesure de protection. Parfois un affleurement peut y être observé. Dans ce cas les intempéries et la végétation ont vite fait de l'altérer et de diminuer son intérêt.

On aboutit à une situation un peu absurde : on protège un affleurement de mauvaise qualité au détriment d'une exploitation qui pourrait permettre des découvertes. Il ne faut pas oublier que l'immense majorité des gisements ne doivent leur notoriété que parce qu'ils ont été exploités intensément. C'est le cas de presque tous les gisements minéralogiques filoniens.

IV- Qui est demandeur de patrimoine dit "géologique" et qui l'utilise ?
Après avoir abordé le coté scientifique, examinons maintenant la question suivante à savoir : "Qui demande la protection d'un lieu pour des motifs "géologiques" ?
Si l'on examine les textes disponibles, les demandeurs de patrimoine se répartiraient selon l'ordre suivant : les scientifiques (sous-entendu les chercheurs), les enseignants, les associations, le tourisme, le voisinage et enfin le politique. Dans les faits, il faut réviser cette classification. On aboutit le plus souvent à une répartition où les associations, le politique et le voisinage ont un rôle prépondérant et où les motivations touristiques l'emportent largement sur les motivations pédagogiques ou scientifiques.

V - Pourquoi conserver un patrimoine dit "géologique" ?
Il ne faut pas se voiler la face et utiliser de faux arguments. La protection d'une structure géologique ou d'un gisement ne relève que rarement de motifs scientifiques. Elle est plutôt un changement d'exploitation : à l'exploitation artisanale ou industrielle des richesses du sous-sol, on préfère une exploitation touristique et culturelle. Pour s'en convaincre imaginons le tollé si l'on interdisait aux touristes et aux enseignants, l'accès aux sites protégés.
À ce stade, on s'aperçoit que ce que l'on appelle le patrimoine géologique consiste surtout en quelques structures remarquables, à caractère touristique, culturel et pédagogique. C'est aussi un patrimoine passif bien souvent éloigné de la recherche scientifique. Il est, tant par son objet, ses objectifs et son mode de gestion, très éloigné d'autres patrimoines, que certains voudraient y voir figurer, comme ceux de la minéralogie et de la paléontologie.

VI - Comment faire fonctionner un patrimoine ?
Conserver un patrimoine c'est bien, le faire croître et fructifier c'est mieux. Vouloir augmenter le patrimoine géologique peut se comprendre et n'est pas critiquable en soi. Le problème est que l'extension de ces protections porte un préjudice considérable aux patrimoines minéralogiques et paléontologiques. Or, pour ces derniers, la principale source de croissance se trouve dans l'accroissement des collections publiques et privées et par conséquent dans l'exploitation des gisements. Tout collectionneur est un acteur de l'enrichissement du patrimoine. Tout entreprise d'exploitation du monde souterrain y participe aussi.
Ces dernières décennies, l'apparition d'un nombre croissant de collectionneurs en minéralogie et paléontologie a permis le développement d'un marché très actif. Grâce à ce marché, des gisements ont pu être exploités, des commerçants ont pu aller s'approvisionner dans des pays de plus en plus lointains. Si l'on prend l'exemple des collections de minéralogie, ces trente dernières années ont produit un nombre considérable de spécimens d'une qualité jusqu'à là inégalée. De nombreux échantillons anciens ont été déclassés par les découvertes récentes.
Si je devais établir une estimation, je serais enclin à dire que cette période a donné 70% des échantillons minéralogiques connus de haut niveau. Si les collections de minéralogie publiques n'avaient pas privilégié les acquisitions, si notre pays n'avait pas un nombre conséquent de collectionneurs motivés, le patrimoine minéralogique français aurait eu un retard impossible à rattraper.
La mise en protection des gisements s'oppose à cet enrichissement. Elle est de plus paradoxale en ce sens que les exploitations minières et carrières de notre pays ferment d'elles-même les unes après les autres. Les lois de protection sur l'environnement obligent leur comblement alors qu'ils devraient bénéficier d'une politique qui favorise leur exploitation.
Une telle politique permettrait d'enrichir ce qui constitue la partie la plus visible et la plus importante du patrimoine minéralogique et paléontologique, à savoir les collections publiques et privées.

Cristaux, minéraux et cristalliers dans le massif du Mont-Blanc

Par Jean-Franck Charlet

Le massif du Mont-Blanc présente plus de 300 kilomètres de rimayes, surmontées de parois de 500 à 1200 mètres de dénivelés, plus de 500 km2 de roches nues s'offrent aux cristalliers, après plus de deux siècles d'alpinisme les 3000 voies d'escalade du massif n'ont défloré qu'environ 10% de la surface des parois, dans ces conditions combien de milliers de fours reste t'il à découvrir dans le massif du Mont-blanc ?


Cristalliers dans le massif du Mont-Blanc.
Cristalliers dans le massif du Mont-Blanc.


A fleur de roc, il est parfois possible de trouver des fours, les minéraux ne seront renouvelés que très lentement, hors de l'échelle humaine du temps. On peut observer les cristaux dans les zones où la roche est la plus fissurée et délitée, dans les amas de blocs et d'éboulis ou bien dans les moraines glaciaires. Il arrive fréquemment que des blocs de granit basculent et révèlent une face cachée tapissée de cristaux. On ne peut extraire à coup de piolet, car ils éclateraient comme du verre. Ces blocs font parties de tout un gisement qui s'est effondré quelque part en amont, en cherchant aux alentours sous les pierres et avec un peu de patience, on peut récupérer des cristaux intéressants qui ont été détachés de la roche de manière naturelle.


Four à cristaux, massif du Mont-Blanc.
Four à cristaux, massif du Mont-Blanc.


Le massif du Mont-Blanc est une montagne jeune où l'érosion, qui se manifeste principalement par des éboulements, est extrêmement active.

Cristaux et éboulements vont de pairs et cela s'explique géologiquement : plus une montagne est fortement minéralisée, plus les roches environnantes sont, elles, déminéralisées, fragiles et sensibles à l'érosion. Il arrive alors que cet écrin fragile cède, sous l'effet du gel et du dégel.


Fluorite rose de Chamonix, Mont-Blanc. Fluorine rose de  Chamonix, Mont-Blanc. Fluorite  (fluorine) rose, massif du Mont-Blanc, Chamonix, Haute-Savoie.
Fluorite rose
16 cm de hauteur
Massif du Mont-Blanc, Chamonix, Haute-Savoie
Eric Asselborn
Photo : Jeffrey Scovil ©
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Fluorine rose
20 cm
Massif du Mont-Blanc, Chamonix, Haute-Savoie
Coll. W.Thompson
Photo : Jeff Scovil ©
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Fluorite rose
8cm de hauteur
Massif du Mont-Blanc, Chamonix, Haute-Savoie
Coll. Eric Asselborn
Photo : Jeffrey Scovil ©
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Les éboulements de la face de Nord des drus, face Sud des droites, face Ouest des Pélerins et bien d'autres s'inscrivent dans ce scénario. Si la plus belle fluorine du monde n'avait pas été trouvée par Georges Bettembourg en 1973 dans la face ouest de l'aiguille des Pélerins, celle-ci ne serait aujourd'hui qu'un petit tas de sable de plus sur le glacier du même nom : en 1989, un tiers de cette paroi s'effondrait, réduisant en poussière les fours qui renfermaient les plus belles associations minéralogiquement connues. Pourtant chaque éboulement peut entraîner de nouvelles découvertes…
La limite crétacé/tertiaire (KT) et l'extinction des dinosaures

Par André Holbecq


CATASTROPHES EN CHAINE POUR LE CATASTROPHISME...


L'hypothèse de l'extinction de masse des dinosaures et autres semble être la thèse adoptée par la majorité. Cependant il reste quelques " irréductibles " (c'est ainsi que l'on nous considère) qui pensent que ce n'est pas aussi simple. Vous permettrez donc à l'irréductible gaulois Professeurix de soulever quelques " détails " et de semer quelques grains de sable qui empêcheront certainement les engrenages du catastrophisme de tourner rond, et à nombre d'entre vous de cogiter.


Première précaution, selon Louis de Bonis : "il ne faut pas confondre extinction de masse et extinction catastrophique."

Avant tout il me plaît de rappeler quelques très sages conseils émanant du paléontologue Léonard Ginsburg du MNHN de Paris qui écrit :
"Pour qu'une hypothèse soit crédible, il faut respecter les instructions suivantes :
- elle doit être bien étayée, donc basée sur des faits,
- elle doit être rigoureuse donc logique et sans hiatus,
- elle ne doit pas être en contradiction avec des faits établis,
- elle doit être féconde : plus elle explique de faits et plus sa valeur est générale, plus elle a de chances d'être exacte."

Et bien voici quelques "détails" et quelques "hiatus", dont un seul de la liste suffit à faire capoter et s'effondrer une belle théorie pourtant reconnue et enseignée actuellement. Il est très étonnant que tous ces hiatus ne figurent jamais dans les manuels, or cela serait source de cogitation bénéfique pour le fonctionnement d'un cerveau de scientifique.

1°/ LES GROS ANIMAUX NE PASSENT PAS LA LIMITE KT ? FAUX !

On a pu lire sous la plume du paléontologue Eric Buffetaut dans La Recherche, en décembre 1996, dans un article intitulé "La fin des dinosaures", "tous les gros animaux disparaissent" (page 65). Plus précisément, "pour survivre à la crise K/T mieux valait ne pas peser plus de 25kg." et quelques lignes plus loin : "aucun animal de plus de 25kg ne semble d'ailleurs avoir survécu à la crise." Or il élude la belle et longue survivance des Diapsidés Choristodera comme les Champsosaures longs de 2 à 3 mètres et donc dépassant les 25kg, ainsi que des Simoedosaures, les premiers au Montana, Alberta et Nouveau Mexique, les seconds en Europe (France et Belgique). Ils perdurent jusqu'à l'éocène inférieur soit de -95 à -34 millions d'années ! Voici donc déjà deux belles exceptions. Les champsosaures sont en plus en première ligne pour le " casse-pipe " puisque, encore plus près du point d'impact (le Yucatan).

2°/ LES ACTINOPTERYGIENS DU LIBAN : UN DETAIL DE PLUS

Ces "poissons" osseux, comme on disait jadis, datant de la fin du Mésozoïque (et non plus du "secondaire" : terme dépassé non international et encore trop usité en France), ne montrent aucun signe particulier marquant une crise majeure biologique à la fin du Crétacé Supérieur. Ceci selon Tristan Turlan dans la revue Minéraux & Fossiles N°304 de Mars 2002 page 9.

3°/ LES INSECTES ET PLANTES INFEODEES : CONTRADICTION AVEC DES FAITS ETABLIS

Selon un spécialiste de l'ambre du Liban, Dany Azar du MNHN de Paris, chez les familles des Psychodidae et des Phlemotomidae, on passe la crise C/T sans problème puisqu'on retrouve ces mêmes familles des millions d'années plus tard (les récentes découvertes de l'ambre de l'Oise en sont la preuve), avec les mêmes plantes auxquelles ils sont inféodés. Je cite ce chercheur : " les familles psychodidae, phlebomotidae, ont passé la crise et tous les phyllums d'insectes pollinisateurs présents au Crétacé supérieur ( apparus au Crétacé inférieur et diversifiés au Crétacé supérieur) ont passé la crise sans aucune modification. " Ce serait donc un double " miracle " paléontologique, mais en désaccord complet avec le principe fondamental qui veut que lorsqu'une espèce disparaît elle ne réapparaisse jamais ! Il y a donc ici une contradiction avec des faits établis ! La seule façon raisonnable d'interpréter cela c'est bien de considérer comme locales et non mondiales les conséquences de l'impact de Chicxulub ! A ce propos, Jeanne Llabres dans Société le Web de l'humanité du 31 Mars 1998, utilisant la découverte de l'ambre (âgé de 54 ma) à insectes de la sablière Redland, surenchérit en écrivant : "cet ambre suit de 10ma la limite C/T " ; ce à quoi le paléontologue paléoenthomologiste André Nel (du MNHN de Paris) ajoute : " or dix millions d'années ne suffisent pas pour recréer des formes complexes d'insectes. Cela signifie que ces insectes n'ont pas été affectés par cette crise. " Il ajoute aussi : " si un météorite de grosse taille est tombé sur terre à cette période cela ne signifie pas qu'il ait provoqué un hiver nucléaire et des incendies généralisés, comme on l'a dit pendant la présidence de Regan, pour justifier l'installation de porte missiles. Cette hypothèse est difficilement compatible avec la présence d'insectes inféodés aux plantes dont ils se nourrissent… un tel phénomène, s'il a pu, conjugué avec d'autres facteurs, faire disparaître les dinosaures, fut peut-être moins lourd de conséquences que les agressions que nous faisons subir aujourd'hui à l'environnement, à l'origine de la disparition de nombreuses espèces. " Faut-il le rappeler ? Une toutes les 15 minutes !!! On peut lire ces déclarations et bien d'autres encore dans "Les âges de la terre" publication éditée par le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.

4°/ MEME LES VEGETAUX DEMENTENT LA CATASTROPHE KT (en 3 preuves indépendantes)

Dans cette excellente publication, on peut aussi y trouver les déclarations du paléobotaniste Jean Dejax qui écrit : "les déductions liées au pic de fougères relevées à ce passage au cours d'analyses palynologiques menées dans l'ouest des USA étayant une hypothèse d'extinction de masse, ne paraissent pas concluantes." il dit aussi : "le passage du Crétacé au tertiaire ne se manifesta par aucune modification notable de la composition de la flore. Le passage Crétacé-Tertiaire n'est marqué par aucun seuil. L'évolution végétale demeure continue du Crétacé supérieur au Paléocène et au passage Crétacé-Tertiaire les archives paléobotaniques n'enregistrent aucun changement signifiant un quelconque bouleversement écologique." Le pic des fougères constaté aux USA et en Nouvelle Zélande ne l'a pas été partout ailleurs dans le monde ! Et cela on oublie de le signaler ! Encore un oubli fâcheux. Encore mieux : à Castle Rock dans le Colorado, dans un site âgé de 64 ma, soit seulement 1 million d'années après KT, on a trouvé des fossiles d'une centaine d'espèces végétales (essentiellement dicotylédones) ; comment expliquer un si grande diversité de plantes en si peu de temps après la grande "razzia" ? Ceci alors que les paléontologues estiment à 10 millions d'années le temps nécessaire pour repartir de "rien", ou presque, à une telle diversité ! (Kirk Johnson et Beth Elis du Musée de la Nature et des Sciences de Denver- article dans Science et Avenir Août 2002). Claire Belcher de Royal Holoway University de Londres, a recherché la présence de charbon de bois, qui n'auraient pas manqué de se former dans le cas des prétendus grands incendies mondiaux. Du Nouveau Mexique à l'Ouest du Canada, dans huit sites correspondant à cette époque : il n'y en a presque pas. Par contre beaucoup de restes végétaux non carbonisés. Même au plus près de l'astroblème du Yukatan, à 2000 km du site d'impact : rien !

5°/ LES DECOUVERTES DE GERTA KELLER

Gerta Keller de Princeton University (voir La Recherche d'octobre 2004 N°379). Elle démontre la lenteur des dépôts en réétudiant le forage de Yaxcopoil qui témoigne d'un milieu calme et un très long temps de sédimentation ; elle réfute le tsunami qui aurait suivi l'impact. Elle démontre un double impact , le premier (celui de Chicxulub 300 000 ans avant KT) n'ayant pas été la cause du dépôt d'iridium.

6°/ LES PLUIES ACIDES ET LES GRENOUILLES

David Archibald de l'université de San Diego rappelle que les amphibiens respirent et boivent par la peau ; évidemment d'importantes pluies acides auraient exterminé les batraciens. Mais il n'en est rien ! Peut être que les grenouilles de l'époque disposaient de parapluies ? ça ne fait pas sérieux comme hypothèse.

7°/ L'HIVER "NUCLEAIRE" ?

Amphibiens, crocodiles et tortues n'auraient pas supporté une longue chute des températures. Or on sait qu'à un degrés près, chez les crocodiles et les tortues on n'obtient que des mâles ou que des femelles. Vous voyez le problème ? De toute façon les dinosaures comme Laellinasaura amicagraphica vivaient bien dans le froid car à cette époque le sud de l'Australie était sous le cercle polaire antarctique. Ce n'est donc pas le froid qui a exterminé les dinos.

8°/ LES GRENOUILLES TROMOPTERNA D'INDE

On n'en parle jamais ! Cela doit être probablement extrêmement dérangeant notamment pour l'hypothèse de Courtillot. En effet cet autre catastrophistes incrimine les longues éruptions des trapps du Deccan en Inde. Mais on oublie la récente découverte de deux chercheurs belges (F.Bossuyt & M.Milankowitch de l'université libre de Bruxelles, et les revues Science et Vie de septembre 2001 et Pour la Science d'août 2001) et de leur thèse "out of India". Pendant une dérive de 75 millions d'années, temps qu'il a fallu au radeau de l'Inde quitter l'Afrique et pour traverser l'Océan Indien puis entrer en collision avec l'Asie, les grenouilles Ranidae du genre Tromopterna ont survécu aux trapps du Deccan, tellement bien qu'elles ont radié ensuite en Asie vers 55 Ma, et même en Europe vers 30Ma. Phénoménal cette découverte ! Même une activité longue et énorme d'un point chaud volcanique n'a pas pu en venir à bout de ces très fragiles batraciens dont la peau est si sensible à toutes formes de pollution ! 2 MILLIONS de Km3 de basalte sur 500 000 km2 pendant 500 000 ans, avec une hausse de la température moyenne de +8°C, et cela localement, pas à des milliers de kilomètres, n'auront pas suffi pour exterminer nos fragiles batraciens ! Alors pensez donc bien à la prétendue influence de ce qui s'est passé à l'autre bout du monde au Mexique, alors que sur place : rien ! Plouf ! Encore un beau pavé dans la mare. Dans "Pour la Science" on peut aussi lire : "si la biodiversité des Ranidae a été préservée sur la plaque continentale de l'Inde lors de sa traversée d'Afrique vers l'Inde, alors des centaines d'autres espèces appartenant à divers groupes d'animaux notamment des mammifères, ont vraisemblablement survécu de la même façon, avant de débarquer sur le continent de l'Eurasie." Je comprends que les catastrophistes évitent d'en parler, c'est évident. Ce n'est plus un grain de sable dans les rouages, c'est une pluie de pavés dans la mare ! Une vraie catastrophe pour le catastrophisme !

9°/ DES FAITS ETABLIS...

On sait avec certitude que 10 000 000 d'années avant la fin des dinosaures, leur milieu naturel commence à disparaître. 10 à 3 ma avant KT : on observe le déclin des dinosaures : -40% (cf Archibald). Ils sont donc devenus très vulnérables entre 1 à 3 Ma av KT, et ils sont prêts à disparaître. C'est ce qu'on appelle selon Philippe Taquet : "un stress écologique". Suite à la régression marine fin crétacé on assiste à une continentalisation avec des saisons plus marquées qui ne conviennent plus aux dinosaures. Je rends hommage à ce propos au Professeur Pinna qui dès 1985, traduit par le professeur Jacques Blot (éminent paléoichtyologue du MNHN de Paris) affirmait dans le livre "Les fossiles, les découvrir et les reconnaître", envers et contre tous qu'il s'agissait d'un stress écologique dû à une réduction drastique des mers, avec apparition d'un milieu terrestre instable peu propice avec les conditions de vie antérieure qu'avaient connues les dinosaures.

10°/ D'AUTRES AUSSI S'ETEIGNENT SANS L'OMBRE D'UN CATACLYSME

A 6Ma av KT : 20 espèces, puis à 3Ma av KT : 15 espèces, puis à 1 ma av KT : moins de 10 espèces d'ammonites, les ammonites s'éteignent donc sur des millions d'années, processus constatés aussi chez les "poissons", les reptiles, les mammifères. Les ichtyosaures ont disparu bien avant la limite KT, ils ne l'ont pas " attendue " ! Et bien des dinosaures du Trias ou du Jurassique avaient disparu pour faire de la place aux suivants, sans avoir besoin de catastrophe.

11°/ DES CATACLYSMES SANS CONSEQUENCES BIOLOGIQUES ?

Aucun des astroblèmes : Manicouagan, Popigai, Woodleigh, Chicxulub ou Chesapeake n'est associé à une extinction, selon G.Keller. Elle a aussi démontré n'en déplaise à ses contradicteurs, qui ne savent pas faire la différence entre du plancton et un cristal de dolomite ou qui confondent une smectite avec une glauconite (on ne me fera pas avaler qu'avec une analyse par diffraction aux RX on puisse confondre), qu'il y a eu un deuxième impact 300 000 ans après celui de Chicxulub et que les dinosaures ont encore vécu 300 000 ans après Chicxulub. Et c'est ce deuxième impact qui laisse le fameux dépôt d'iridium. De plus, les organismes planctoniques fossiles ne peuvent pas être confondus avec des cristaux de dolomite, il n'y a qu'à comparer les photos : pas de doute possible (voir les détails dans la Recherche N°379 octobre 2004 et dans une émission de TV "La disparition des dinosaures" passée sur la 5ème chaîne, réalisée par la BBC). Cependant la conjonction des chutes météoritiques, du volcanisme a quand même eu pour effet un réchauffement de la planète avec jusqu'à + 4°C dans les eaux océaniques d'où une réduction des niches écologiques et une compétition accrue.


En conclusion :

Après cette bonne douzaine d'arguments "massue", il est étonnant que même G. Keller ne semble pas douter du coup de grâce définitif du deuxième impact météoritique dont on n'a toujours pas retrouvé l'astroblème et accorde une importance peut être surestimée bien que concourante. Il me semble plus sage de se rallier au point de vue de Philippe Janvier (Directeur de recherches au CNRS MNHN) qui remarque que " les biais taxinomiques " (genres ou familles) utilisés par les paléontologues pour décompter les dinos "les conduisent généralement à surévaluer l'ampleur des extinctions." Il remarque aussi que les oiseaux déjà présents et qui sont eux-mêmes des dinosaures théropodes à plumes ont survécu ainsi que tous les grand groupes actuels qui étaient déjà là. Donc, dit-il : "on imagine difficilement qu'un événement aussi ponctuel touche de la même manière la totalité de la planète et extermine instantanément toutes les espèces d'un groupe à répartition mondiale. Un impact de la taille du cratère de Chicxulub a certainement eu des conséquences importantes immédiates en Amérique du Nord, mais a-t-il vraiment bouleversé la vie en Mongolie, ou en Australie, à ce moment là ?" De plus : "aucun de ces modèles n'explique avec des arguments biologiques solides, pourquoi certains groupes d'espèces ont disparu, tandis que d'autres ont perduré, notamment des organismes aussi sensibles que les insectes et les plantes à fleurs." Enfin, et pour témoigner que tous les dinosaures n'ont pas vraiment disparu, sachez qu'il reste encore seulement quelques 300 milliards de descendants des théropodes (pas mal pour des disparus, non ?)...

Je citerai quelques mots du paléontologue Bob Bakker, dans son livre "Le ptérodactyle rose :
"Quand vous verrez passer un vol d'oies du Canada, dites-vous : les dinosaures migrent."
"N'oubliez pas en regardant votre canari qu'il y a en lui en parcelle de T. Rex."
Les dinosaures : les neuf homologies dinosauriennes

Par André Holbecq


DINOSAURES
COMMENT LES RECONNAITRE ET LES DISTINGUER
DES AUTRES REPTILES MESOZOIQUES : les 9 homologies dinosauriennes



Trop souvent encore les profanes, voire certains livres de vulgarisation, ne distinguent pas les dinosaures de leurs contemporains mosasaures, plésiosaures, ichtyosaures, et ptérosaures. Il n'y a pas de dinosaures (sensu stricto) volants ou nageants. Pas d'ailes ou de palettes natatoires chez les dinosaures. Tous se déplacent sur deux ou quatre pattes, qui, chose curieuse pour des "reptiles", sont redressées bien à l'aplomb en dessous du corps, et non pas en position latérale comme chez les lézards ou les sauriens (crocodiles,…). Il existe de nombreuses pistes d'empreintes fossilisées qui en témoignent. Or les dinosaures forment bien un groupe monophyllétique (Jacques Gauthier -1986, et Michael Benton -1990).

Que ce soit un ornithischien ou un saurischien, chaque dinosaure possède, en principe, une série de 9 homologies. Selon le paléontologue Philippe Taquet du Museum de Paris, les dinosaures possèdent tous 9 homologies, comme il l'indique dans son excellent livre, "Grandeur et décadence des dinosaures", chez Odile Jacob.

La classification moderne est basée sur la "cladistique", une méthode de classification inventée par l'entomologiste Willi Henning.

Nous allons donc présenter les 9 homologies typiquement dinosauriennes.

Une homologie étant une ressemblance entre plusieurs espèces d'organes ou de parties d'organes dont on pense qu'elle provient de l'héritage d'un ancêtre commun. Notons au passage que la plume n'est plus une homologie avienne puisque les dinosaures à plumes ont existé, reste à définir un oiseau maintenant…


Tout d'abord localisons ces 9 homologies sur un squelette d'iguanodon bernissartensis :



Dinosaure : iguanodon.



Dinosaures : homologie N°1

Les vomers (os du palais) sont très allongés et ils atteignent ou même dépassent le bord antérieur de la fenêtre antéorbitaire. Ce sont des os du palais qui s'étendent du bout du museau jusqu'à cette cavité qui est située devant l'orbite oculaire. Ces vomers sont souvent difficilement observables, car il faut une excellente préparation du fossile, et la prise de vue est très difficile, notamment derrière une vitrine. Cependant sur cette copie de tête osseuse de Tyranosaurus Rex, on peut parfaitement s'en rendre compte ainsi que sur les schémas suivants.


Dinosaure : Tyranosaurus Rex.
Tyranosaurus Rex


Dinosaure : vomers du Tyranosaurus Rex.


Dinosaure : tête de Tyranosaurus Rex.


Sur la tête osseuse d'iguanodon, on constate la même chose bien que cela soit plus difficile à observer compte tenu de la très petite taille de la fenêtre antéorbitaire marquée " ao " sur le schéma).


Dinosaure : tête d'iguanodon.



Dinosaures : homologie N°2

Il faut au moins trois vertèbres soudées pour constituer le sacrum. Selon les espèces il peut donc y en avoir plus.
Voyons quelques cas :



Iguanodon bernissartensis.
Chez Iguanodon Bernissartensis : 7 vertèbres sacrées soudées


Dinosaure : atlasaurus imelakei.
Atlasaurus imelakei


Dinosaure : brachiosaurus brancai
Brachiosaurus brancai et ses 5 vertèbres sacrées soudées


Dinosaure : stégosaure.
Stégosaure et ses 4 vertèbres sacrées soudées


Dinosaure : vertèbres soudées du stégosaure.


Dinosaures : homologie N°3

La cavité glénoïde est tournée vers l'arrière. Cette cavité articulaire de l'épaule recevant la tête de l'humérus est formée par la scapula (=omoplate), et le coracoïde. En se positionnant sous la cage thoracique des dinosaures on peut parfaitement observer cette orientation vers l'arrière, ce que l'on ne peut observer chez les crocodiles où cette facette articulaire est positionnée latéralement.


Dinosaure :  cavité glénoïde.



Dinosaures : homologie N°4

L'humérus possède une crête delto-pectorale mesurant entre 1/3 et 1/2 de la longueur du corps de l'humérus. Cette crête osseuse permet l'insertion des muscles releveurs du bras.


Humérus de  dinosaure.



Dinosaures : homologie N°5

Le 4ème doigt de la main, quand il existe, ne possède que 3 phalanges. A ce propos, il arrive de voir sur certains squelettes exposés dans des musées comme à Londres, Francfort ou New York une phalange en trop. Par contre celui de Stuttgart est correct. On a copié même les erreurs de montage à partir, sans doute de celui de New York. Dans l'excellent livre : " The dinosauria " de Weishampel, Osmolska et Dodson, on peut vérifier l'exactitude de ce détail anatomique.


Dinosaure :  doigts.



Dinosaures : homologie N°6

L'acétabulum est largement ou complètement ouvert. La cavité acétabulaire ou articulation de la hanche reçoit la tête du fémur latéralement.


Dinosaure :  acétabulum.
Notez que la crête supra-acétabulaire proéminente empêche tout mouvement latéral de la patte, et agit comme un cran d'arrêt.



Dinosaures : homologie N°7

La tête du fémur est en forme de boule, et elle est complètement déjetée avec un col du fémur distinct.


Diplodocus.
Articulation de la hanche du Diplodocus



Dinosaures : homologie N°8

Le processus ascendant de l'astragale est développé. Deux remarques : cela est vrai chez tous les dinosaures sauf chez les sauropodes, qui, aux dires du spécialistes, ont perdu cette homologie qui cependant est présente chez leurs ancêtres prosauropodes comme par exemple chez les platéosaures. Autre curiosité : le processus ascendant de l'astragale est très développé chez l'archéoptéryx dont le squelette rappelle plus celui d'un dinosaure par ses homologies que celui d'un oiseau. La plume n'étant plus une homologie avienne, on peut se demander où classer l'archéoptéryx au squelette de dinosaure mais au cerveau d'oiseau. Ne serait-il qu'un essai raté, une voie de garage de l'évolution ?


Astragale chez les dinosaures.



Tricératops
Tricératops
Archéoptéryx.
Astragale et processus
ascendant d'archéoptéryx
Archéoptéryx.
Archéoptéryx



T-rex  ou Tyranosaure.
Processus ascendant de l'astragale du Tyranosaure



Dinosaures : homologie N°9

Le péroné est réduit par rapport au tibia. Remarque : chez les lourds sauropodes, cette différence est vraie mais peu marquée.


Dinosaure Plateosaure. Plateosaure. Iguanodon

Chez Platéosaure et chez Iguanodon ci-dessus


Stégosaure, dinosaure phytophage. Stégosaure.

Chez le Stégosaure



En résumé, qui sont les dinosaures ?

Ils appartiennent au grand groupe des archosaures, ceux que l'on appelle couramment les reptiles, terme ambigu compte tenu qu'ils ne rampent pas tous !
Les dinosaures ont des membres redressés à l'aplomb du corps.

Tous ces archosaures ont un caractère commun dans leur crâne : une fenêtre antéorbitaire. Les ancêtres des dinosaures, les thécodontes (= dents mammelonnées), possédaient aussi cette fenêtre antéorbitaire, de même que leurs descendants : les oiseaux.



La majorité des archosaures n'existe plus aujourd'hui. Cependant il reste les "crocodiles" et les "oiseaux".

Dinosaures et reptiles.


La classification animale est donc entièrement à revoir, en fonction de la cladistique...


Dès lors, on ne s'étonnera plus d'entendre les propos suivants, tenus par le paléontologue américain Bob Bakker : "Quand vous verrez un vol d'oies du Canada passer au dessus de vos têtes, dites-vous : les dinosaures migrent ! "

Et Bakker a aussi tenu le propos ci-dessous :


T-rex, dinosaure carnivore.


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